Suite au message publié hier et en réaction à l'article de Sud-Ouest concernant la fermeture annoncée du Centre du Graoux, Maryse Rodriguez, ancienne directrice de cette structure et aujourd'hui à la retraite, m'a transmis ce message et m'a donné son accord pour que je le publie.

  • En tant qu’ancienne directrice  pendant plus de 20 ans du Centre du Graoux, je ne peux cacher ma tristesse de le voir aujourd’hui condamné, et de voir le gaspillage d’argent public que cette décision représente.
    Faute de projet, le Parc naturel régional l’a laissé péricliter, réduisant peu à peu les activités (disparition du lac et de la glissière, du mur d’escalade, de la location de canoës, de l’aire de jeux…) et les équipes (non-renouvellement de postes).
    C’est un bel outil au service d’une des missions essentielles du Parc – l’éducation à l’environnement de tous les publics et notamment des enfants – qui disparaît, et l’on peut se demander dans ces conditions quelle crédibilité il faut accorder au projet de nouvelle charte qui fait de l’éducation un de ses objectifs prioritaires pour les années à venir.
    Mais, avec près de 30 000 « usagers » de tous les âges chaque année, le Graoux était aussi un élément important de l’animation et de l’économie locales et portait l’image de la commune, connue pour son Centre très loin dans le département et dans toute l’Aquitaine.
    Qu’il soit ainsi sacrifié dans l’indifférence de ceux qui en avaient la charge me navre et me met en colère.

                                                                                        Maryse Rodriguez

 

De-Profundis